les étapes du deuil

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Confronté à une perte, l’être humain réagit de diverses façons, à la fois biologique, affective, familiale, spirituelle et sociale.

L’âge de l’endeuillé est une variable majeure de la réaction à la perte, mais aussi son sexe, sa culture.

Enfin, la nature de la perte et celle de la relation antérieure avec la personne disparue, sa brutalité, le soutien de l’entourage sont des facteurs d’aggravation ou au contraire d’aptitude à la résolution du deuil.

Le deuil est une notion relativement large. Elle désigne à la fois la perte, le chagrin et enfin l’état dans lequel se trouve l’endeuillé.

« C’est le deuil de mon père » : voilà la nature de la perte.

« Je suis en deuil » : voici le chagrin.

« Nous porterons le deuil » : il s’agit de l’état.

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L’acceptation de la nouvelle de la perte

Bien que l’espèce humaine soit la seule consciente de sa mort, elle repousse sans cesse cette issue. Comment en effet vivre sans refouler le fait que nous sommes mortels ? Sans cette légèreté, la vie nous paraîtrait bien angoissante !

Il en est de même pour ceux que nous chérissons. Nous ne pouvons sans cesse penser à notre situation s’ils venaient à disparaître, aussi nous trouvons-nous bien dépourvus lorsque cet événement se produit.

C’est un véritable choc qui se traduit par l’incrédulité et l’impression que le temps se fige sans que nous puissions revenir en arrière. Pourtant au-delà des mots : « Ce n’est pas possible. Je ne peux pas y croire…« , le caractère incongru de la nouvelle va s’atténuer et laisse place à la seconde étape du deuil, la révolte contre la perte.

Passé le choc de l’annonce du décès d’un être cher, passé le temps des obsèques et des témoignages d’amitié, passés les rites consolateurs (la cérémonie lors de l’inhumation ou de la crémation), beaucoup de personnes souffrent de ne pouvoir parler de ce qu’elles vivent. Même entourées dans leur famille ou leurs amis, les personnes en deuil, ressentent le manqué et s’isolent au bout de quelques mois, de plus en plus : on évite de parler du défunt… Trop vite replongées dans leur quotidien, elles ne parviennent pas à donner d’espace à leur peine et à la difficulté de vivre qui en découle. C’est pourquoi VIVRE SON DEUIL met en place, dans ses antennes des groupes de partage réunissant des personnes en deuil désireuses :
• d’échanger sur leurs ressentis et leur souffrance,
• de s’entraider sur le difficile chemin de deuil.
Les bénévoles de l’association proposent des groupes de partage (démarrage septembre –octobre ou novembre si possible) en Centre Manche à SAINT LO, dans le Sud Manche à AVRANCHES, dans le Calvados à CAEN*). Un groupe comprend 6 à 10 personnes. Il est animé par deux bénévoles formés. Les groupes de partage de VIVRE SON DEUIL comprennent 10 séances + 2 séances BILAN et 1es réunions s’étalent sur une année .Les personnes intéressées seront d’abord reçues en entretien.
*Un groupe se termine sur CHERBOURG ; un autre ne peut se mettre en place avant début 2016. Néanmoins les personnes qui habitent le Nord Cotentin ou le département de l’Orne et qui se sentent concernées, sont invitées à se faire connaitre .
Merci aux personnes souhaitant des renseignements complémentaires et /ou désireuses de rejoindre un groupe de téléphoner
au 02 31 83 52 07 ou au 06 36 89 47 61

La révolte contre l’inexorable

« Pourquoi moi, pourquoi lui, pourquoi maintenant ? »

Toutes ces questions submergent l’endeuillé et entraînent une dépense d’énergie physique et mentale considérable. Littéralement épuisé, endeuillé a en général intégré la nouvelle de la perte définitive dans les vingt-quatre heures qui suivent l’annonce de la disparition. Avant ce délai, il a certes compris qu’un être cher l’avait quitté, mais il reste sidéré par l’information et les décisions qui lui incombent seront d’autant plus difficiles que ses facultés d’anticipations sont amoindries par le choc.

 

La dépression

L’état de fatigue consécutif à l’intégration progressive de la nouvelle va rapidement aboutir à un laisser-aller des tensions physiques et psychologiques. Cette dépression (baisse de pression) est nécessaire pour récupérer plus tard son énergie. En revanche, si la dépression du deuil est normale, elle apparaît souvent comme honteuse ou coupable. De nos jours, la tristesse est rarement acceptée, surtout dans les milieux professionnels ou auprès des amis. Ainsi, le ralentissement psychomoteur, la difficulté à prendre des décisions, la chute du dynamisme naturel sont souvent combattus à l’aide d’artifices comme les médicaments. Anxiolytiques ou antidépresseurs ne doivent cependant pas être bannis à tout prix, mais en aucun cas ils ne seront pris systématiquement.

Le travail de deuil passe par une souffrance incontournable liée directement à l’acceptation progressive de la perte irréversible.

 

La récupération

La dépression a une fin. C’est souvent une issue qui paraît impossible aux endeuillés récents. S’en sortir un jour, retrouver le sourire, une joie de vivre naturelle est pourtant possible après cette période de dépression. De nouveaux projets vont voir le jour et même l’idée de rencontrer un nouveau conjoint pour les veufs. Mais la récupération est parfois entrecoupée de périodes de « retours en arrière« , de retour à la dépression à la faveur de l’anniversaire du décès ou même lors d’une fête collective : Noël, fêtes ou simplement un week-end prolongé.

Récupère-t-on vraiment un jour finalement ?

On peut dire que le deuil est abouti lorsque la personne perdue est intériorisée, qu’elle persiste sous forme de souvenirs, comme le personnage d’une histoire définitivement close, mais aussi comme un proche bon et parfois moins bon.

ette plaquette à été rédigée grâce au concours de Marie-Frédérique Bacqué, professeur de psychopathologie clinique à l’Université Louis-Pasteur de Strasbourg. Auteur de plusieurs ouvrages sur les thèmes du deuil et de la mort.

  • « Le deuil à vivre » (1992,2000)
  • « Deuil et Santé » (1997)
  • « Mourir aujourd’hui » (1997)
  • « Apprivoiser la mort » (2003)

En collaboration avec Michel Hanus, « Le deuil », (2000).

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Quelles sont les différentes étapes du deuil ?
Par La rédaction d’Allodocteurs.fr
http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-quelles-sont-les-differentes-etapes-du-deuil-_10698.html

Pourquoi participer à un groupe de partage
proposé par les bénévoles de Vivre Son Deuil ?

TEMOIGNAGES

VIVRE Son DEUIL propose aux personnes endeuillées qui le souhaitent de participer à un groupe de partage.*
L’objectif du conseil d’administration est d’en proposer un par an, dans chaque antenne.* *
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• Bien sur, le groupe fonctionne  s’il y a les bénévoles formés et disponibles et si suffisamment de participants souhaitent s’engager. Peuvent également être organisés des ateliers avec médias artistiques (modelage, dessins, photos, mandalas, écriture, voire atelier à dominante musicale).

TEMOIGNAGES
« Quand j’ai perdu mon compagnon , il s’est tué en moto, nous espérions avoir un enfant, tout s’est écroulé, 2 ans de vie commune et plus rien, la solitude, un chaos, un désert, mettre une assiette sur la table, tentation de mettre un deuxième couvert…Je l’ai fait, se cacher pour pleurer…Ne plus pouvoir parler de lui « …pour que tu ne te fasses pas plus de mal» me disait mes parents et ma sœur…S’entendre dire « tu es jeune, tu vas refaire ta vie » est insupportable ! S’enfermer, ou faire comme si … mettre le masque … ce n’est qu’a l’association que j’ai pu dire ma peine. J’ai pu être écoutée par des bénévoles, puis et j’ai rejoint un groupe de partage… J’AI TROUVE ENTRAIDE ET SOLIDARITE… »

« Mon époux est parti, une récidive de cancer, j’avais espoir, je ne croyais pas qu’il allait mourir c’est insupportable de perdre son mari ! une assistante sociale m’a parlé de l’association, j’ai mis des mois avant d’oser téléphoner… la solitude, un chaos, un désert, Je ne pouvais plus supporter les couples, j’en devenais méchante de trop de souffrance…Mais se cacher pour pleurer n’est pas normal…Ne plus pouvoir parler de lui « pour que tu ne fasse pas plus de mal» me disait les enfants…puis je suis venue à l’association pour des entretien et j’ai intégré un groupe ;heureusement, je n’oublie pas mon mari, mais je vis et je découvre plein de choses qui m’intéresse , je ne l’aurais pas cru ! »

« J’ai perdu mon fils décédé duite à un suicide, insoutenable, c’était insoutenable, un tsunami …Rencontrer des personnes ayant comme moi perdu un enfant de façon aussi violente: pouvoir vraiment en parler en confiance, partager mon vécu, mes émotions, ma colère, ma culpabilité sans être jugé, voilà ce que je recherchais, le groupe de partage a répondu à mes attentes, je n’y croyais pas vraiment…, J’ai enfin pu être écoutée et j’ai pu écouter les autres. On s’entraide, on se comprend …Cela permet les échanges, on est pareil, même si les histoires sont différentes ! Avoir DES réponses à nos questions, pour se sentir normal, pour y voir plus clair et surtout pour pouvoir libérer mes émotions sans qu’il y ait un jugement ou des conseils inentendables… Je suis bien contente d’avoir pu assister à ces rencontres, et vraiment il ne faut pas hésiter à frapper à l’association…
J’aI aussi beaucoup apprécié les différents temps, La 1ère partie de chaque séance où le travail de deuil se fait à notre rythme, ON OSE PLEURER, puis les instants de convivialité qui nous remettent dans L’INSTANT PRESENT… on retrouve AVEC LES AUTRES PERSONNES ENDEUILLEES le goût de vivre ? ON S’ENTRAIDE, ON SORT ENSEMBLE …ON SE SOUTIENT… il y a encore des moments de tristesse, c’est normal, mais on vit !»

« Un accident de voiture…et j’ai perdu mon ami, nous venions de nous rencontrer, nous faisions des projets, mon médecin m’a aidé, mais je ne voulais pas avaler trop longtemps des cachets … dans le même temps mon père est décédé ! Comment faire face à tous ces deuils J’ai trouvé un dépliant de l’association et j’ai demandé des entretiens, j’ai lu beaucoup de livres prêtés par l’association, cela m’a fait prendre conscience du chemin à parcourir, le groupe de partage a été un plus…. Les premières séances étaient difficiles, faire le récit et écouter les autres est éprouvant …Ma douleur suite à ces deux deuils était intense, oser parler avec des gens que l’on ne connaissait pas a plutôt été facilitant très vite la confiance est venue… je trouvais que les séances étaient trop espacées, mais le travail de deuil est si dur qu’on s’attache à tout ce qui est susceptible de pouvoir nous aider. Au fil des séances, je me suis rendu compte que j’étais responsable du reste de ma vie, je devais décider de ne plus être victime afin d’avancer… L’association m’a beaucoup apporté. Les animatrices savaient nous aider à voir clair et les participants nous guidaient en partageant leur propre réponse… Je souhaite VRAIMENT que d’autres personnes osent venir dans les groupes ;
L’ambiance dans le groupe a été bonne. Nous sommes restés en contacts et nous avons choisi de rester adhérents à Vivre Son Deuil, quelques participants sont devenus bénévoles, ils seront peut être écoutants plus tard…, j’ai trouvé des amis dans le groupe: la vie vaut vraiment la peine d’être vécue, il faut y croire !!!…même si ça peut paraître incompréhensible…Il y a tellement de belles choses autour de nous… »

TEMOIGNAGE D’une participante à l’atelier Art plastique
« Je suis là, à dessiner et chaque fois, j’ai le même ressenti, je me dis que si tu n’étais pas parti, moi, je ne serais pas là à faire des dessins, à mettre des couleurs suivant mes états d’âme …
Je choisis une couleur, ou plutôt elle s’impose à moi…
Les couleurs les plus gaies parfois : peut être parce que pensant à toi, je t’imagine heureux dans un autre monde .Je te vois entouré de prairies, de fleurs, un soleil radieux. Toi qui as beaucoup travaillé, tu étais tellement fatigué, je te vois te promener tranquillement, apaisé.
Je pense que les couleurs sombres reflètent le désarroi, le refus de ne plus t‘avoir à mes côtés …Les idées se bousculent dans ma tête… Je refuse de croire que tu es vraiment parti. Malgré tout, je te sens très proche de moi, à chaque minute de chaque jour…Je sais que tu es à mes côtés, tu es là pour me guider…
Dessiner, c’est aussi me rapprocher encore plus de toi, c’est un moment que je passe et que je partage avec toi… »
TEMOIGNAGE D’ECOUTANT OU D’ANIMATRICES

Venir à l’association Vivre son DEUIL, c’est avant tout. Venir chercher l’espoir d’aller moins mal un jour, c’est vouloir … sortir de cet état de souffrance, de ce chaos, personne cependant ne veut oublier l’être cher…On est écrasé de chagrin. …On n’a de goût à rien et une fois passé les cérémonies, le manque, le temps des pourquoi et des comment, obère tout, la ronde des émotions submerge…
Nous avons retenu la phrase de Christian BOBIN comme MARQUEUR DE NOTRE ASSOCIATION « Lorsque les mots ne viennent plus au bord des lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme. »
Etre écouter est précieux…
Cela peut se faire dans les entretiens (il y a toujours deux bénévoles écoutants,) cela peut se faire dans les groupes de partage, l’objectif des groupes e que propose Vivre Son Deuil-Basse-Normandie c’est d’abord de répondre au principal besoin des endeuillés, parler de leur être cher disparu…. C’est ‘en parler encore et encore, jusqu’à épuisement. Et ce avec des personnes qui peuvent comprendre. L’association offre une écoute, dans le groupe des personnes qui ont vécu la même souffrance, même si chaque deuil est particulier. Le groupe aide aussi à lutter contre le besoin d’isolement, et contre ce sentiment d’incompréhension et de rejet de la part de l’entourage, les maladresses des autres car si la Mort est devenue un tabou dans la société, le deuil est devenu une affaire intime.
VSD BN pense qu’il fat resocialiser le deuil
Le groupe permet aussi aux endeuillés d’apprendre à se réinsérer avec d’autres, à se reconstruire. Ce n’est parfois pas suffisant, c’est pourquoi l’association, si elle en a les moyens propose aussi à certains, un sas social. et culturel, il s’agit des ateliers d’art thérapie…C’est l’occasion pour de très petits groupes ayant eu des deuils particulièrement difficiles d’entrer dans « l’agir » et d’apprendre à trouver de nouvelles ressources en eux.
Cela permet peu à peu de reprendre pied. et de refaire des projets.

Les groupes de partage sont animés par deux bénévoles, formés à l’accompagnement au deuil et à l’animation de groupe.
Dans les ateliers par principe, il y a au moins une personne extérieure.
Le groupe est fermé : durant un an, ce sont les mêmes personnes qui vont venir POUR &à séances + 2 séances bilan.
AU bout d’un an, le groupe prend fin…CERTAINS PARTICIPANTS RESTENT EN LIEN ET SE CONSTITUENT EN GROUPE D’ENTRAIDE…

N’hésitez pas à vous renseigner
au 02 31 83 52 07 OU AU 06 36 89 47 61

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