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Café-deuil le 27 mars 2018 à Coutances

Être écoutant d’un proche d’une personne qui s’est suicidée, Par le Quidam théâtre

   

 

En France, une personne attente à sa vie toutes les heures,
La Bretagne et La Normandie sont les régions les plus touchées.
L’association Vivre Son Deuil s’est créée en Normandie suite au programme régional de santé « Suicide, un appel à vivre »>. Elle propose depuis 2001 un accompagnement individuel ou en groupe des personnes en souffrance suite à un ou plusieurs deuils. ayant de plus pour objet de contribuer à lever le tabou de la mort et de resocialiser le deuil, elle continue à s’investir dans les collectifs de prévention du suicide des départements de la Manche* et du Calvados et à participer aux rencontres au niveau régional et national notamment.
Elle s’inscrit dans les territoires et les réseaux locaux pour agir en complémentarité entre  bénévoles et professionnels, informer, sensibiliser les personnes concernées et le grand public.
Une conférence décalée, c’est en fait du théâtre interactif qui intéressera tant les professionnels de la santé et du social que les bénévoles d’associations d’écoute et de lien social du territoire. Les écoutants pourront en tirer profit dans leur quotidien. Les personnes touchées par la perte d’un être cher pourront aussi s’exprimer sur leurs attentes et rencontrer des écoutants de terrain. Le format conférence décalée pourra être prétexte à échanges et débats qui concerne  tout le monde.
A noter que le texte a été écrit en collaboration entre les comédiens du Quidam théâtre et des intervenants du collectif <em>Vivre Son Deuil Bretagne</em> à partir de témoignages d’écoutants.
Venez participer à cette conférence décalée :
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Être écoutant d’un proche d’une personne qui s’est suicidée. Par le Quidam Théâtre
2 représentations le 17 avril: Caen à 14h30 et Saint Lô à 20h30
*Le collectif de prévention du suicide du département de la Manche proposera, courant octobre 2018 un colloque sur la complémentarité et le dialogue entre professionnels et bénévoles .

 

 

Lorsqu’un décès survient, on a l’impression que tout se fige, plus rien n’existe que l’absence et la douleur. Le travail de deuil débute, avec son lot d’épreuves. Mais, le temps continue de passer, malgré la peine et la difficulté à fonctionner.

L’isolement dans sa douleur peut revenir plus violemment au temps des Fêtes : tout autour de soi, les gens se souhaitent un “Joyeux Noël” et on ne voit que le cadeau qui aurait été choisi spécialement pour celui/celle qui n’est plus là. Il n’y a pas de baguette magique pour nous aider à mieux supporter notre chagrin pendant ce temps de l’année à la fois si plein de joies et de peines. Or, beaucoup de personnes qui vivent la perte d’un être cher souhaiteraient passer du 23 décembre au 26 décembre, sans avoir à vivre les 24 et 25… et sans entendre quelques jours plus tard « Bonne année » …

Or, le temps des Fêtes, Noël notamment, c’est souvent l’occasion pour les familles de se retrouver. Echanger, rire et faire la fête sont maintenant obscurcis par l’absence d’un être aimé. La famille se trouve maintenant fortement ébranlée. Alors que le temps des fêtes était empreint de gaieté, c’est l’angoisse de voir la date approcher.

Prendre sa peine en considération, et s’écouter.

C’est souvent plus bénéfique que de tenter de nier sa souffrance et de minimiser son épuisement. Vous pouvez choisir de vous faire inviter ou de rester à la maison. Évaluer ce dont vous vous sentez capable ou pas, ne pas se surcharger, déléguer l’achat des cadeaux, des courses, la décoration ou même la confection des repas si c’est chez vous que se passe Noël. Gardez bien à l’esprit que votre choix est fait pour cette année, que ce n’est absolument pas figé dans le temps, vous pourrez procéder différemment l’année suivante.

Parlez de votre chagrin

Pendant le temps des Fêtes, n’ayez pas peur de parler de votre chagrin. L’ignorer ne fera pas disparaître la peine, Le temps des Fêtes peut intensifier votre sensation de perte, mais dire que la personne disparue manque, regarder ensemble l’album de famille, évoquer les souvenirs communs, est important. Vous pouvez proposer à chacun d’écrire un petit mot à suspendre dans le sapin. Demander aux enfants un dessin… Noël en famille peut alors se transformer en un moment propice pour célébrer sa mémoire, et la garder vivante, dans le cœur de tous.

Pour le Premier de l’An,

Les cartes de vœux sont aussi une épreuve, tant pour les écrire que pour lire celles que l’on reçoit. Peut-on souhaiter de bonnes fêtes et une bonne année à une famille ayant perdu un proche ? La majorité des personnes en deuil est contre : Colère, tristesse, sentiments de ne pas être compris sont le plus souvent exprimés. Il n’y a malheureusement pas de mots miracles ou de formules magiques pour effacer la peine provoquée par la perte d’un être cher. Chacun réagit à sa manière, plus ou moins violemment, plus ou moins longtemps…

Un échange sur les vœux reçus, les vœux à envoyer pourra également être proposé.

Atelier « Cartes de voeux »

 

atelier « Mandalas »

 

Exposition « mandalas » au centre Nelson Mandela

                                                                                                     

L’exposition proposée du lundi 27 novembre au vendredi 8 décembre midi, au centre Nelson Mandela, a pour objet de vous présenter les productions des personnes endeuillées lors des deux derniers ateliers « mandalas et coloriages ». Lors de cette quinzaine, plusieurs moments forts sont prévus.

A vos agendas :

  • Le mercredi 29 novembre 2017

  • De 14h à 15h, une information sur « le deuil et les familles, Osons en parler »
  • Une visite guidée de l’exposition est ensuite prévue.
  • Les bénévoles seront, jusqu’à 17h, à disposition des personnes désirant un entretien individuel. Des rendez-vous ultérieurs pourront être pris.

 

  • Le mercredi 6 décembre 2017 de 15h à 16h30

  • Organisation d’un café deuil. Le café deuil offre l’expérience d’une écoute bienveillante, d’un partage, d’une possibilité de dire alors que la parole ne circule plus dans son entourage et que l’on se sent seul. Il n’y a pas d’obligation de parler… Il n’y a pas d‘engagement au-delà de la séance proposée. Mais, bien sûr, un accompagnement pour les personnes qui le souhaiteraient.
  • à 17h, un tirage au sort des mandalas ou dessins réalisés et la distribution des lots (5 lots pour les enfants, 5 lots pour les adultes).

Notez également :

  • La possibilité pour les personnes en deuil de solliciter un rendez-vous individuel avec les bénévoles de Vivre Son Deuil, et/ou d’assister au café deuil du 6 décembre. Précisez la demande à l’accueil du Centre ou directement à Laetitia Honoré. Un entretien sera ensuite programmé.
  • La possibilité pour les enfants ou adultes qui se rendent dans les locaux du centre Nelson Mandela de participer à un concours de coloriage de dessins ou de mandalas, ils pourront demander à l’accueil du Centre Mandela les informations nécessaires pour réaliser leur mandala, dessin ou coloriage.

Créer un mandala, c’est exprimer notre ressenti sans le barrage des mots, et, d’une certaine façon, d’entrer en contact avec nos émotions les plus profondes. Le mandala permet à notre créativité de ressortir et, par le fait même, de nous rattacher à l’univers. Il est de plus en plus utilisé pour accompagner le deuil.

Il se présente généralement de deux façons. La première, la plus souvent rencontrée est le cercle pré-dessiné où les créateurs sont invités à en colorier les formes. Le choix des couleurs est souvent en lien avec les émotions vécues et permet de sentir un mieux être, d’être dans le faire et non une sorte de ressassement. La seconde est une véritable création à partir d’un cercle vide…

A vos crayons !

Antenne de Saint -Lô – 2 rue Croix Canuet – 50000 Saint-Lô Tél. 06 36 89 47 61 – vivresondeuil50@orange.fr

 

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Et si le cinéma était un vecteur de changement dans les mentalités et les attitudes vis-à-vis du deuil ?

De nombreux films montrent le désarroi des héros quand ils perdent un être cher. Il y a des films témoignages mais le plus souvent les films se basent sur  des fictions ; Pour  Christophe Fauré, psychiatre très investi dans l’accompagnement du deuil,   les films  servent certainement deux autres fonctions : l’une est de faire prendre conscience aux proches d’une personne en deuil de ce que celle-ci vit intimement, sans qu’elle ose parfois faire part de ses émotions ; l’autre est peut être aussi de rassurer les personnes en deuil : elles voient sur l’écran la mise en images de leur ressenti. C’est comme une sorte de validation de la « normalité » de ce qu’elles éprouvent et cette réassurance peut faire du bien quand on a l’impression de perdre complètement le contrôle de son existence…” Le film choisi pour Coutances, une femme fantastique, peut permettre au public de voir le désarroi d’une personne touchée par une séparation brutale et à l’association d’aborder le processus de deuil, tout en mettant en exergue nos valeurs notamment de tolérance, en abordant particulièrement les deuils non reconnus. ‘’

A noter pour les cinéphiles, que le réalisateur Sébastian LELIO (réalisateur Chilien) et son coscénariste Gonzalo MAZA, ont, en quelques scènes, installé Marina dans la vie, une vie heureuse ; puis, avec le choc du deuil dans une vie devenue compliquée alors même, qu’elle vit ce deuil. Marina aurait pu être traitée comme un sujet d’étude avant d’être un personnage attachant et remarquable par sa dignité malgré sa souffrance. Or, l’identité de Marina n’est plus le sujet – ou plutôt, elle n’est un sujet qu’aux yeux des autres personnages du film. Sébastian LELIO, fait l’inverse de la famille d’Orlando intolérante et sans compassion.  Il sait enrober ces thèmes en un mélodrame bouleversant, avec ce mélange rare de retenue et de tension, de mystère et de mise à nu, d’épure et de sophistication.

Qu’est-ce qu’un deuil non reconnu ?

Définition : un deuil qui entraine un risque supplémentaire d’isolement et qui présente des caractéristiques particulières.

Caractéristiques des trois types de deuil non reconnu :

– Ceux du fait du non reconnaissance de la relation (relations extra–familiales, non connues publiquement et/ou réprouvées socialement, relations du passé),

– Ceux du fait de la non reconnaissance de la perte (pertes anténatales et périnatales, perte de l’animal de compagnie, perte de la communication avec l’autre),

– Ceux liés à la non reconnaissance du statut d’endeuillé (enfants, personnes très âgées, personnes déficientes mentalement)

  • Les particularités du deuil non reconnu :

– ambivalence des liens,

– absence de rites et faiblesse du soutien social,

– sentiment de honte, voire poids du secret.

  • Comment élargir le droit au deuil :

Acquis et perspectives de développement des aides et des soutiens possibles. (voir le livre blanc du deuil, mais le livre  blanc  précise les droits  des personnes  ayant un lien  officiel avec le défunt)

Les effets du deuils, affectifs, psychologiques, familiaux, sociaux, économiques peuvent concerner tout type de deuil, les relations sont revisitées, le regard de la société compte, le soutien des entourages  est nécessaire, mais  lors d’un deuil non reconnu,  les effets peuvent être démultipliés et concernent les différents protagonistes  affectés.

si la non reconnaissance d’un deuil du fait du statut progresse , la non reconnaissance du deuil du fait de la perte  a souvent  été l’objet de longues batailles afin de  développer la conscience des faits, (ex tous les deuils  périnataux)  afin de faire évoluer les mentalités  puis le droit, la non reconnaissance de la relation  reste  encore souvent un tabou.

“Le Docteur Christophe Fauré est psychiatre et psychothérapeute, spécialiste de l’accompagnement du deuil et de la fin de vie et des problématiques du couple et de la famille. Il exerce actuellement en pratique libérale à Paris. Il a travaillé dans les unités de soins palliatifs de l’Hôpital Paul Brousse à Villejuif et à la Maison Médicale Jeanne Garnier à Paris.

Il a publié plusieurs ouvrages chez Albin Michel, dont :

  • Vivre le deuil au jour le jour, 2012 – Nouvelle édition 2016
  • Après le suicide d’un proche, 2007
  • Vivre ensemble la maladie d’un proche, 2011
  • Le couple brisé – vivre la rupture et se reconstruire2016
  • Ensemble mais seuls – apprivoiser le sentiment de solitude dans le couple, 2009
  • Maintenant ou jamais – la Transition du Milieu de la Vie, 2011
  • Est-ce que tu m’aimes encore ? – Se reconstruire après l’infidélité, 2013
  • Comment t’aimer, toi et tes enfants ? Le défi de la famille recomposée2014
  • Son dernier ouvrage Accompagner un proche en fin de vie – Savoir l’écouter, le comprendre et communiquer avec les médecins, avec la participation de Stéphane Allix, 2016

 

 

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Forum des associations d’Argentan le 9 septembre 2017

 

« Place aux Assos » le samedi 2 septembre 2017

 

 

Balade – Promenade

Vous vivez ou êtes touchés par un deuil : les bénévoles écoutants de l’association vous invitent à un moment d’échange et de partage qui sera clôturé par un goûter convivial

 Le samedi 26 août 2017 à 15 h

Balade le long de l’Orne

Rendez-vous sur le parking de la salle des fêtes de LOUVIGNY

Durée environ 2h -Gratuit

Inscriptions : 06 31 42 61 80 – vsd.normandie@gmail.com

Si vous souhaitez participer, merci de nous informer de votre présence

 

  

 

Atelier Mandalas à ST LO le vendredi 2 juin 2017

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     Matinée d’information sur le deuil à la MSA de St Lô le 14 mars 2017

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